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Dérives numériques : quand un commentaire vous coûte 3 ans de liberté”

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Publié le :
mardi 22 juillet 2025

Dérives numériques : quand un commentaire vous coûte 3 ans de liberté”

Le temps de l’impunité est révolu. Le Procureur de la République a clairement haussé le ton face à la montée inquiétante des dérives sur les réseaux sociaux. Deux individus, auteurs de propos haineux à caractère ethnique et de menaces de mort, ont été interpellés. L’un d’eux a été lourdement sanctionné : 36 mois de prison fermeLe message du Parquet est sans équivoque : les réseaux sociaux ne sont pas une zone de non-droit. La liberté d’expression ne saurait être le prétexte à la haine, à la division ou à l’intimidation. Face à l’ampleur des discours toxiques qui gangrènent la toile, la justice ivoirienne choisit la fermeté. Elle le rappelle haut et fort : le repentir, s’il est salutaire sur le plan moral, ne saurait effacer l’infraction ni suspendre l’action de la loi.

 Ci-après l’intégralité du communiqué 

Le Procureur de la République observe avec regret, qu’en dépit de ses mises en garde face aux dérives constatées sur les réseaux sociaux, certaines personnes continuent de se rendre coupables de faits, propos ou commentaires sur lesdits réseaux sociaux, constitutifs d’infractions à la loi pénale. Ainsi, le Parquet se trouve régulièrement saisi de diverses plaintes émanant de différentes victimes pour des cas de propos ou commentaires outrageants, à caractère xénophobe ou ethnique, de menaces de mort ou de violence, d’incitation à la haine et de diffusion de fausses informations par le biais d’un système d’information.

Les derniers exemples en date concernent les nommés Tokpa Flan Japhet, 43 ans, Infirmier diplômé d’État, et Diakité Moussa, le 05 juillet 2025, qui ont été interpellés pour s’être rendus sur réseaux sociaux à l’endroit d’un internaute d’origine étrangère, de propos à caractère haineux, basés sur une motivation ethnique, proférés de menaces de mort contre les instigateurs d’un groupement politique.Interpellé, Tokpa Flan Japhet a été jugé et condamné, le 18 juillet 2025, à trente-six (36) mois d’emprisonnement ferme et à cinq (5) millions d’amende, en dépit de sa demande de pardon. Quant au nommé Diakité Moussa, il a été interpellé et sera déféré demain mardi 22 juillet 2025 au Parquet.

C’est le lieu pour le Procureur de la République d’indiquer que ni le repentir, du reste toujours tardif, ni la demande de pardon n’ont un effet sur la réalité des infractions, et ne sauraient, en conséquence, soustraire leurs auteurs de la rigueur de la loi.

Le Procureur de la République met encore une fois en garde tous les auteurs de dérives langagières sur les réseaux sociaux et tient à rappeler que ses services compétents sont déterminés à agir, qu’ils soient en Côte d’Ivoire ou à l’extérieur du pays. Ces personnes répondront de leurs actes devant la justice.

Le Procureur de la République appelle les uns et les autres à plus de responsabilité sur les réseaux sociaux.

Fait à Abidjan, le 21 juillet 2025

Le Procureur de la République

Koné Braman Oumar Magistrat Hors Hiérarchie

 

 

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Ivoireinter

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