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Présidentielle 2025 : L’exclusion de Maurice Kamto, un coup dur pour l’opposition camerounaise

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Publié le :
mercredi 06 août 2025

Présidentielle 2025 : L’exclusion de Maurice Kamto, un coup dur pour l’opposition camerounaise

C’est désormais officiel : Maurice Kamto ne participera pas à la présidentielle du 12 octobre 2025. Le Conseil constitutionnel camerounais a rejeté, ce mardi 5 août, son recours contre l’invalidation de sa candidature. Une décision qui, au-delà du cas individuel de l’opposant, sonne comme un coup de massue pour l’ensemble des forces d’alternance dans le pays.

Pour Me Hippolyte Meli Tiakouang, avocat du leader du MRC, ce rejet est moins juridique que politique : « Le Conseil constitutionnel, c’est 3 % de droit, 97 % de politique. » L’instance a entériné sans débat la décision d’ELECAM, fondée sur une supposée “double investiture” de Kamto – un motif jugé largement contestable par ses soutiens.

Mais les conséquences de cette mise à l’écart dépassent le simple cadre procédural. L’opposition perd l’un de ses visages les plus emblématiques, celui qui, en 2018, avait incarné l’espoir d’un changement pacifique dans les urnes. En l’absence de Kamto, le champ électoral apparaît déséquilibré, voire vidé de son sens démocratique.

Treize candidatures ont été validées, dont celle du président sortant Paul Biya, 92 ans, en quête d’un énième mandat. Face à lui, aucun poids lourd de l’opposition ne semble en mesure de mobiliser une dynamique nationale. Pour de nombreux militants, c’est une campagne jouée d’avance, une élection sans véritable compétition.

La fracture se creuse aussi dans les rangs de l’opposition, désormais confrontée à un dilemme : boycotter un scrutin qu’elle juge biaisé, ou se lancer malgré tout dans une course verrouillée. Ce flou stratégique risque d’affaiblir davantage la cohésion des forces contestataires, tout en renforçant le contrôle du pouvoir sur l’appareil électoral.

À court terme, la crédibilité du processus électoral est gravement entamée. À moyen terme, c’est toute la confiance des citoyens dans les mécanismes démocratiques qui s’érode. En excluant Maurice Kamto, le pouvoir camerounais ne s’est pas seulement débarrassé d’un adversaire : il a fragilisé un peu plus le socle même du jeu démocratique. Ivoireinter

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Ivoireinter

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