Flash infos

Tunisie : la relance économique engagée avec une croissance attendue à 3,3 % en 2026

Madagascar: la présidence malgache dénonce une tentative de mainmise militaire sur les médias d’État

767 vues

Publié le :
lundi 13 octobre 2025

Madagascar: la présidence malgache dénonce une tentative de mainmise militaire sur les médias d’État

L’air est lourd ce lundi soir à Antananarivo. Dans les rues proches de la Place du 13 mai, encore marquées par la ferveur des manifestations de la veille, un vent d’incertitude souffle sur la capitale. À quelques heures d’une allocution présidentielle très attendue, la présidence a dénoncé une tentative de prise de contrôle des médias publics par un groupe de militaires.

L’incident, survenu en fin d’après-midi, a provoqué un choc immédiat dans la population et dans les cercles diplomatiques. Le communiqué de la présidence parle d’une « grave atteinte à l’ordre constitutionnel ». Sur le terrain, le chef d’état-major des armées, le général Démosthène Pikulas, s’est rendu lui-même sur les lieux pour coordonner l’intervention des forces loyalistes et « rétablir la situation ».

Le discours du président Andry Rajoelina, initialement prévu à 19 heures, a été reporté à 21 h 30 « en raison des négociations en cours ». Une annonce qui n’a fait qu’attiser les spéculations et l’impatience d’une opinion publique en quête de clarté.

Depuis plusieurs jours, Madagascar vit au rythme d’une mobilisation populaire d’une ampleur inédite. Dimanche, des milliers de citoyens avaient envahi la Place du 13 mai pour réclamer un « changement de cap » et dénoncer la crise politique, économique et sociale qui secoue le pays.

Parmi la foule, étudiants, artistes, commerçants, militaires à la retraite et représentants de la diaspora arboraient des pancartes réclamant l’accès à l’eau, à l’électricité, à la santé et à l’éducation. Les manifestants exigeaient aussi la libération de camarades détenus au cours des précédentes mobilisations.

La présence remarquée de plusieurs hauts gradés, dont le général Pikulas, le général Lylison Roland de René et le colonel Mikaël Randrianirina du CAPSAT, a ravivé les soupçons de dissension au sein des forces armées. Mais le colonel Randrianirina a tenu à calmer le jeu :

« Je ne détiens pas le pouvoir. L’armée n’est pas dans une logique de coup d’État », a-t-il déclaré. « Nous avons simplement répondu à l’appel du peuple malgache. »

Dans une capitale sous tension, les habitants oscillent entre inquiétude et espoir d’un sursaut national. À Antananarivo, les regards se tournent vers le palais présidentiel, dans l’attente d’un discours qui pourrait sceller l’avenir politique du pays.

Ivoireinter

Actualité Similaires

banner

Auteur

Ivoireinter

actualité côte d'ivoire, flash info, politique, sport, économie, santé, people.
Restez informés au quotidien