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Côte d’Ivoire : le Front commun promet une nouvelle marche nationale pour la défense des libertés

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Publié le :
mardi 14 octobre 2025

Côte d’Ivoire : le Front commun promet une nouvelle marche nationale pour la défense des libertés

Trois jours après la répression violente de la marche du 11 octobre à Abidjan et dans plusieurs villes du pays, le Front commun PDCI-RDA – PPA-CI, annonce une nouvelle mobilisation nationale pour défendre la Constitution et les libertés publiques.

L’appel sonne comme un cri de résistance dans un climat politique étouffant, à moins de trois semaines de la présidentielle du 25 octobre.

« Nous informons l’opinion d’une grande marche nationale à venir. En attendant, nous soutenons toutes les manifestations spontanées et pacifiques à travers le pays », a déclaré Me Habiba Touré, porte-parole du Front commun. Son ton est ferme, presque solennel.

Le message : ne pas céder à la peur.

Depuis le rejet des candidatures de Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam et Pascal Affi N’Guessan par le Conseil constitutionnel, la tension est montée d’un cran. L’opposition dénonce une « confiscation du processus électoral » et une « dérive autoritaire du régime en place ».

La marche du 11 octobre, organisée pour protester contre un quatrième mandat jugé illégal du président sortant Alassane Ouattara, par l’opposition, s’est soldée par plus de nombreuses arrestations. L’opposition, elle, parle de « rafles arbitraires » et de « violences injustifiées ».

Pourtant, la mobilisation ne faiblit pas. À Gagnoa, Daloa, Bonoua ou encore Alépé, des citoyens ont bravé la peur pour marcher, pancartes en main. « Marcher n’est pas un crime, c’est un droit », martèle le communiqué du Front commun.

Ces voix, souvent jeunes, souvent féminines, réclament, selon des observateurs, un même idéal : que la loi soit la même pour tous.

Dans sa déclaration, Me Touré a aussi interpellé les forces de l’ordre : « L’exécution d’un ordre manifestement illégal ne protège d’aucune responsabilité, ni devant la loi nationale, ni internationale. »

Un avertissement autant qu’un appel à la conscience.

À Abidjan, l’air est lourd. La rue gronde, le pouvoir est serein, et l’opposition promet de ne pas plier. Entre répression et résistance, la Côte d’Ivoire entre dans une phase décisive de son histoire politique.

T.C.

 

 

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Auteur

Ivoireinter

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