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Côte d’Ivoire : interdiction des meetings et manifestations publiques à deux semaines de l’élection présidentielle

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Publié le :
samedi 18 octobre 2025

Côte d’Ivoire : interdiction des meetings et manifestations publiques à deux semaines de l’élection présidentielle

Un vent de restriction souffle sur la vie politique ivoirienne à moins de deux semaines du scrutin présidentiel.

Un arrêté interministériel, signé le 17 octobre 2025, interdit pour deux mois les meetings et manifestations publiques sur l’ensemble du territoire national. Signé conjointement par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Vagondo Diomandé, et le ministre d’État, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, le texte suspend une partie importante de l’activité des partis politiques à la veille du vote prévu le 25 octobre 2025.

Selon le document consulté par Linfodrome, cette interdiction prend effet immédiatement et durera jusqu’au 17 décembre 2025. L’article premier est sans ambiguïté : « Les meetings et manifestations publiques des partis et groupements politiques sont interdits sur l'ensemble du territoire national. » La mesure se fonde sur la Constitution et les lois en vigueur et vise à encadrer strictement l’agitation électorale dans les derniers jours de campagne et pendant les suites immédiates du scrutin.

Toutefois, le texte prévoit une exception importante : l’interdiction ne s’applique pas aux activités directement liées au processus électoral pour la présidentielle. Cette précision laisse entendre que certains rassemblements officiels, encadrés et autorisés dans le cadre du scrutin, pourraient se tenir, bien que les modalités exactes ne soient pas précisées dans l’arrêté.

Pour garantir l’application de cette mesure, l’arrêté prévoit des conséquences juridiques pour les contrevenants, qui s’exposent à des poursuites judiciaires. L’article 3 charge également la chaîne administrative et sécuritaire du pays : directeur général de l’administration du territoire, préfets, commandants militaires, commandant supérieur de la gendarmerie nationale et directeur général de la police nationale sont formellement responsables de son application sur le terrain. Cette mobilisation générale traduit la volonté du gouvernement de faire respecter la décision de manière uniforme.

Dans un contexte électoral déjà tendu, cette interdiction est présentée par le gouvernement comme un gage de sécurité et de sérénité, visant à assurer des conditions favorables pour le scrutin. La manière dont cette mesure sera reçue et mise en œuvre sur le terrain sera scrutée de près dans les jours à venir.

T.C.

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Auteur

Ivoireinter

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