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Présidentielle 2025 au Cameroun : Maurice Kamto dénonce une exclusion orchestrée et appelle à la résistance

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Publié le :
jeudi 07 août 2025

 Présidentielle 2025 au Cameroun : Maurice Kamto dénonce une exclusion orchestrée et appelle à la résistance

Évincé de la course à la magistrature suprême, Maurice Kamto sort ses mots comme des balles : « Exclusion planifiée », « falsification », « complicité institutionnelle ». L’opposant principal du régime Biya refuse de se taire et mobilise ses partisans pour la suite du combat démocratique.

C’est un nouveau chapitre dans l’interminable bras de fer entre Maurice Kamto et le régime en place. Deux jours après que le Conseil constitutionnel a confirmé l’invalidation de sa candidature à la présidentielle d’octobre, le leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) a haussé le ton. Son message est sans appel : son éviction est, selon lui, le fruit d’un stratagème bien rodé, savamment orchestré par le pouvoir de Yaoundé.

« Cette exclusion n’est pas juridique, elle est politique », tranche-t-il. Kamto, investi par le Manidem (Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie), affirme que sa candidature avait été déposée en toute légalité, avant qu’un « faux président du parti » et une « candidature fantôme » ne soient utilisés pour créer une confusion volontaire. Une manœuvre qui, à ses yeux, visait un seul objectif : l’invalider à tout prix.

Le rejet de son recours par le Conseil constitutionnel le 5 août, après une première décision d’Élections Cameroon (ELECAM) le 26 juillet, n’est qu’un « habillage légal », dit-il. Kamto pointe du doigt un système électoral verrouillé, où les institutions – ELECAM, ministère de l’Administration territoriale, justice – agissent comme des bras armés du régime.

Plus grave encore, il accuse l’ONU d’avoir, via un accord signé en mai avec ELECAM, « couvert » cette parodie démocratique. « La communauté internationale a trahi les principes qu’elle prétend défendre », lâche-t-il, amer.

Malgré la déception, Kamto ne quitte pas la scène. Il remercie les partis alliés, clôt sa campagne de levée de fonds en annonçant le remboursement des contributions, et appelle à rester vigilants. « Je ne me retire pas. Je reste debout. La lutte ne fait que commencer. »

Alors que le Conseil constitutionnel a retenu seulement 12 candidatures sur 48, et que la majorité parlementaire reste fermement aux mains du RDPC, les dés semblent déjà jetés pour l’élection du 12 octobre. Mais pour Kamto et ses soutiens, le combat pour une alternance réelle reste plus vivant que jamais.

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